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C'est Rapcademia, micro branché, classe de cinquième,
L'ordre seigneurial, les campagnes dominées : voilà le thème.
Dans l'Occident féodal, onzième, quinzième siècle, c'est réel,
Le château fort domine et la seigneurie est le modèle,
La réserve au seigneur et les tenures aux vilains,
Et ceux qui prient, qui combattent, qui travaillent de leurs mains.
Dans l'Occident féodal, la société féodale s'installe,
Les valeurs du christianisme guident la vie, c'est capital,
S'installent alors trois ordres, chacun dans sa sphère spécifique,
Les pouvoirs seigneuriaux, laïques et ecclésiastiques,
Vivent des campagnes : leurs richesses sont agricoles,
Chacun son destin et ainsi chacun son rôle.
Et vers mil trente, Adalbéron de Laon nous le décrit,
Les trois ordres de la société, qui s'organisent ainsi :
Une séparation immuable et des ordres très clairs,
Les ecclésiastiques, c'est le clergé, à genoux dans la prière,
Ceux qui combattent, ce sont les nobles, les chevaliers en fer,
Ceux qui travaillent, les paysans, la sueur et la terre.
Au onzième siècle, l'ordre seigneurial se met en place,
Le château fort domine les campagnes du haut de sa masse.
Dans l'Occident féodal, onzième, quinzième siècle, c'est réel,
Le château fort domine et la seigneurie est le modèle,
La réserve au seigneur et les tenures aux vilains,
Et ceux qui prient, qui combattent, qui travaillent de leurs mains.
La seigneurie, c'est le territoire dominé par un seigneur,
Deux morceaux : la réserve, exploitée pour lui, dans la douleur,
Et les tenures, qui sont louées à des paysans tenanciers.
Les vilains sont des paysans libres, les serfs, eux, sont liés,
Non libres, attachés à la terre, qu'ils ne peuvent donc pas quitter.
Les redevances tombent : le cens, un impôt en argent, extorqué,
Le champart en récoltes, et les corvées sans être payés,
Les banalités aussi : le four, le moulin, le pressoir,
Il faut payer pour s'en servir, et ce, du matin jusqu'au soir.
En échange, la justice seigneuriale ainsi que la protection,
Quand les chartes seigneuriales et les coutumiers fixent la condition.
Et la féodalité relie le vassal à son suzerain,
Via la cérémonie de l'hommage, les mains dans les mains,
Le vassal reçoit fief, et terre, mais en retour il doit
L'aide militaire et le conseil : et ceci est leur loi.
La chevalerie ? L'adoubement fait le jeune chevalier,
Aux tournois il s'entraîne, et c'est le code qu'il doit appliquer.
Du onzième au treizième siècle, on défriche à la hache,
La croissance démographique impose, entre autres, de nouvelles tâches,
On conquiert des terres sur la forêt, on assèche les marais,
Des villages neufs se fondent, l'environnement change pour de vrai,
Comme au néolithique, appris en sixième, quand l'humain transforme,
Les progrès techniques arrivent : la charrue à roues laboure en forme,
Le collier d'épaule, l'assolement triennal basé sur trois parts,
Les moulins à eau et à vent tournent, ne se font pas rares,
Les enluminures des Très Riches Heures du duc de Berry,
Manuscrit du quinzième qui montre chaque mois les travaux, nous les décrit.
Dans l'Occident féodal, onzième, quinzième siècle, c'est réel,
Le château fort domine et la seigneurie est le modèle,
La réserve au seigneur et les tenures aux vilains,
Et ceux qui prient, qui combattent, qui travaillent de leurs mains.
Et l'Église encadre la vie, de la naissance à la mort :
La paroisse, le baptême, le mariage, les fêtes religieuses d'abord,
La peur de l'enfer, et la dîme à verser, et sans discuter :
Un dixième des récoltes, un lourd fardeau dont il faut s'acquitter.
Le clergé séculier, ce sont curés, évêques chez les fidèles,
Le clergé régulier, les moines des abbayes sont les modèles,
Cluny fondée en neuf cent dix, et en mille quatre-vingt-dix-huit Cîteaux,
Ils prient, copient, défrichent, de l'aube jusqu'à la nuit il le faut.
Et l'Église est aussi comme un seigneur : abbayes et évêchés
Ont leurs seigneuries ecclésiastiques, leurs terres, leurs paysans taxés.
Pour l'art roman : voûte en berceau, murs épais, onzième et douzième,
L'art gothique, dès le douzième, croisée d'ogives, vitraux, hauteur extrême.
Par la paix et la trêve de Dieu, c'est l'Église qui raisonne :
Limiter les violences des chevaliers, protéger les personnes.
Dans l'Occident féodal, onzième, quinzième siècle, c'est réel,
Le château fort domine et la seigneurie est le modèle,
La réserve au seigneur et les tenures aux vilains,
Et ceux qui prient, qui combattent, qui travaillent de leurs mains.
C'était Rapcademia : le seigneur, le vassal, le paysan,
Retiens bien les trois ordres, pour que tu brilles dorénavant !
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