Accueil · 🇫🇷 France · Classe de 5e · Histoire · Thème 1

Lecture via YouTube : en lançant la vidéo, tu acceptes que YouTube dépose ses cookies. Détails
QCM
Tout est dans la chanson. Réponds, puis vérifie : chaque réponse est expliquée. Bloqué·e ? « Écouter l'indice » rejoue le passage de la chanson où se trouve la réponse.
Alerte nouvelle leçon
Une seule adresse e-mail, un message quand une nouvelle leçon de 5e est en ligne. Rien d'autre.
Ici Rapcademia, on ouvre le grand atlas du Moyen Âge :
Byzance et l'Europe carolingienne, deux empires sur la même page.
Deux empires chrétiens, tous 2 héritiers de Rome :
le basileus Justinien, règne sur Byzance en somme.
De cinq cent vingt-sept à cinq cent soixante-cinq, à Constantinople on prie en grec,
et Charlemagne sacré empereur à Rome, le vingt-cinq décembre huit cent, avec
sa capitale Aix-la-Chapelle qui prie en latin,
puis le schisme de mille cinquante-quatre : orthodoxes d'un côté, catholiques de l'autre, c'est un nouveau destin !
La chute de Rome, c'est quatre cent soixante-seize, l'Occident s'effondre,
mais l'Empire romain d'Orient survit, debout, et sait se défendre.
Cet Empire byzantin garde Constantinople pour capitale,
et le grec y est la langue : héritage romain, puissance impériale.
De cinq cent vingt-sept à cinq cent soixante-cinq règne Justinien, souverain accompli,
ce basileus veut restaurer la grandeur de Rome : un immense défi.
Il fait rédiger le Code Justinien, le grand recueil des lois romaines,
c'est le droit romain unifié pour des siècles, c'est une œuvre souveraine.
De cinq cent trente-deux à cinq cent trente-sept s'érige la basilique Sainte-Sophie,
de Constantinople, chef-d'œuvre de l'art byzantin, quelle harmonie.
Et ses généraux reconquièrent l'Occident : l'Italie, l'Afrique du Nord,
une partie de la Méditerranée redevient romaine, du moins jusqu'à sa mort.
Deux empires chrétiens, tous 2 héritiers de Rome :
le basileus Justinien, règne sur Byzance en somme.
De cinq cent vingt-sept à cinq cent soixante-cinq, à Constantinople on prie en grec,
et Charlemagne sacré empereur à Rome, le vingt-cinq décembre huit cent, avec
sa capitale Aix-la-Chapelle qui prie en latin,
puis le schisme de mille cinquante-quatre : orthodoxes d'un côté, catholiques de l'autre, c'est un nouveau destin !
Le basileus est chef politique et chef de l'armée, ses hommes en armure,
et protecteur de l'Église : représentant de Dieu sur Terre, rien de plus sûr.
Ce système porte un nom savant : le césaropapisme, retiens bien,
un seul homme tient le pouvoir terrestre et le pouvoir divin.
Le christianisme orthodoxe suit le patriarche de Constantinople,
sa liturgie en grec résonne, et l'icône, chacun la contemple.
Au neuvième siècle, Cyrille et Méthode évangélisent les Slaves,
ainsi naîtra l'alphabet cyrillique, une trace qui dans l'histoire se grave.
Passons à l'Occident : Charlemagne est roi des Francs en sept cent soixante-huit,
puis le pape Léon trois, le sacre empereur à Rome, Ah oui quelle réussite.
C'était le vingt-cinq décembre huit cent, l'Empire carolingien se lève,
héritier chrétien de l'Empire romain d'Occident, non ce n'est pas un rêve.
Sa capitale, c'est Aix-la-Chapelle, son palais, sa chapelle palatine,
et de là partent ses ordres, ses capitulaires, et toute sa discipline.
Les comtes administrent les comtés, ce sont eux qui tiennent le terrain,
et les missi dominici, les envoyés du maître, les contrôlent à dessein.
Cet empereur est protecteur de l'Église catholique, le pape règne à Rome,
la liturgie s'y fait en latin, chaque messe, et chaque psaume.
La renaissance carolingienne ouvre des écoles dans les monastères,
les moines copistes enluminent les manuscrits sur le parchemin clair.
Cette écriture nouvelle s'appelle la minuscule caroline, elle est bien lisible,
puis, en huit cent quarante-trois, vient le partage de Verdun, et là c'est terrible :
les trois petits-fils de Charlemagne, Charles le Chauve, Louis le Germanique et Lothaire,
se partagent l'empire : fin d'un immense territoire, fratricide fût la guerre.
Deux empires chrétiens, tous 2 héritiers de Rome :
le basileus Justinien, règne sur Byzance en somme.
De cinq cent vingt-sept à cinq cent soixante-cinq, à Constantinople on prie en grec,
et Charlemagne sacré empereur à Rome, le vingt-cinq décembre huit cent, avec
sa capitale Aix-la-Chapelle qui prie en latin,
puis le schisme de mille cinquante-quatre : orthodoxes d'un côté, catholiques de l'autre, c'est un nouveau destin !
Deux chrétientés, deux héritiers de Rome, écoute mon analyse :
chacune a un empereur chrétien, protecteur de l'Église.
Mais le grec contre le latin, les rites ne sont pas les mêmes,
et le patriarche de Constantinople est face au pape : voilà le problème.
La rivalité grandit, et l'année mille cinquante-quatre signe le schisme,
les chrétiens d'Orient sont orthodoxes, l'Occident reste catholique : se creuse l'abîme.
On le sait par : les mosaïques de Ravenne qui montrent Justinien et sa cour,
Sainte-Sophie, la chapelle palatine, les manuscrits enluminés jusqu'à ce jour.
Et les capitulaires de Charlemagne disent comment il a gouverné,
après sa mort, Éginhard écrit sa Vie : un éloge qu'il faut nuancer.
Byzance en grec, les Carolingiens en latin, un seul héritage :
c'était Rapcademia, révise bien, tu tiens toute la page.
Images d'archives et œuvres utilisées dans la vidéo, avec leur auteur quand il est connu, leur licence et leur source. Les images sous licence Creative Commons peuvent avoir été recadrées et animées.