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Ici Rapcademia, ouvre grand ton cahier,
Le commerce atlantique au dix-huitième, on va tout t'expliquer.
Au dix-huitième siècle, le commerce atlantique explose,
Triangulaire ou en droiture, car c'est le profit qui s'impose,
Et douze à treize millions d'Africains seront déportés,
Jusqu'à l'abolition du vingt-sept avril mille huit cent quarante-huit
ces humains ne connaîtront pas la liberté.
Au dix-huitième siècle, le commerce international explose,
Europe, Afrique, Amériques : un même réseau se compose.
Dans les colonies c'est l'économie de plantation,
Et la façade atlantique s'enrichit plus qu'ailleurs dans la nation.
Nantes, 1er port négrier français,
Puis Bordeaux, Le Havre, La Rochelle, et Liverpool pour les anglais.
Les armateurs équipent les navires, et les négociants revendent,
cette bourgeoisie s'enrichit vite car elle marchande.
Ils se font bâtir des hôtels particuliers en pierre de taille,
S'organisent en compagnies de commerce, vaille que vaille,
comme pour la Compagnie des Indes, qui opère à Lorient:
Monopole de la traite négrière, du commerce asiatique croissant
Et le commerce en droiture, retiens bien sa logique :
Métropole colonies direct, sans jamais passer par l'Afrique,
Vivres et produits manufacturés, les produits coloniaux,
Depuis les colonies d'esclaves reviennent aux ports par bateaux.
Au dix-huitième siècle, le commerce atlantique explose,
Triangulaire ou en droiture, car c'est le profit qui s'impose,
Et douze à treize millions d'Africains seront déportés,
Jusqu'à l'abolition du vingt-sept avril mille huit cent quarante-huit
ces humains ne connaîtront pas la liberté.
Le commerce triangulaire, trois étapes, suis bien le trajet :
De l'Europe vers l'Afrique : armes, tissus et alcool échangés
Contre des captifs enchaînés, achetés sur les côtes africaines,
à des marchands africains. Les Européens les emmènent.
De l'Afrique aux Amériques, on déporte ces esclaves et on les vend,
Puis retour vers l'Europe les cales pleines : sucre, café, coton, cacao et tabac sont dedans.
La traite atlantique dure du seizième au dix-neuvième, et pour rappel
douze à treize millions d'Africains : une déportation bien réelle,
Et le dix-huitième siècle en est l'apogée cruel,
on échange des biens pour des hommes que l'on revend pêle-mêle.
Mais d'autres traites négrières existent aussi, ne l'oublie pas :
Car la traite transsaharienne et la traite orientale s'ajoutent à ça.
La traversée "le passage du milieu" : un à deux mois d'enfer,
dans l'entrepont du navire négrier, enchaînés dans le fer.
Environ quinze pour cent en meurent pendant la traversée,
Et le plan du Brooks, mille sept cent quatre-vingt-huit, l'a bien montré.
À l'arrivée, c'est la vente aux enchères : on achète des êtres humains,
Vendus comme des marchandises aux planteurs, de main en main.
Puis l'économie de plantation : canne à sucre, café, coton,
Saint-Domingue, Brésil, Martinique, Guadeloupe, Antilles : même horizon,
Saint-Domingue est la colonie la plus riche, cinq cent mille esclave y sont emmenés
« perle des Antilles » ou l'« île à sucre » ainsi l'a-t-on nommée.
Le Code noir, mille six cent quatre-vingt-cinq, encadre le système :
L'esclave y est un « bien meuble », propriété du maître, voilà le thème,
la loi prévois des châtiments et le baptême est imposé,
la société coloniale, du haut en bas, reste hiérarchisée :
Les grands planteurs blancs, les petits blancs, les libres de couleur,
Et les esclaves, majoritaires, tout en bas, dans la douleur.
Au dix-huitième siècle, le commerce atlantique explose,
Triangulaire ou en droiture, car c'est le profit qui s'impose,
Et douze à treize millions d'Africains seront déportés,
Jusqu'à l'abolition du vingt-sept avril mille huit cent quarante-huit
ces humains ne connaîtront pas la liberté.
Mais les esclaves résistent : le marronnage, la fuite dans la nuit,
Des révoltes, du sabotage, et le travail qu'on ralentit.
Et Olaudah Equiano, ancien esclave, publie ses mémoires,
Quand les Lumières condamnent l'esclavage et réveillent l'espoir :
Montesquieu, ironise « De l'esclavage des nègres »
dans l'Encyclopédie Jaucourt condamne la « Traite des nègres »,
En mille sept cent quatre-vingt-huit naît la Société des amis des Noirs.
Avec ses deux cent membres d'élites on commence à y croire.
Dès août mille sept cent quatre-vingt-onze, Saint-Domingue se soulève,
Toussaint Louverture se révolte, et d'autres croient en son rêve ;
Arrêté et déporté en mille huit cent deux, il meurt l'année suivante,
Après lui, Dessalines proclame Haïti libre et indépendante,
Oui, en mille huit cent quatre, la première république noire se lève.
La Convention vote la première abolition, c'est comme une trêve :
Le quatre février mille sept cent quatre-vingt-quatorze, est un grand jour,
Mais Bonaparte rétablit l'esclavage: mille huit cent deux c'est le retour.
La traite, elle, est interdite par la France en mille huit cent quinze,
Vraiment stoppée vers mille huit cent trente et un, le trafic s'éteint.
Et le vingt-sept avril mille huit cent quarante-huit, l'abolition définitive,
Oui, Victor Schœlcher porte le décret, la liberté arrive.
Au dix-huitième siècle, le commerce atlantique explose,
Triangulaire ou en droiture, car c'est le profit qui s'impose,
Et douze à treize millions d'Africains seront déportés,
Jusqu'à l'abolition du vingt-sept avril mille huit cent quarante-huit
ces humains ne connaîtront pas la liberté.
Rapcademia : commerce triangulaire, Code noir, abolition,
Retiens les dates, retiens les mots, et garde la leçon.
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