Accueil · 🇫🇷 France · Classe de 4e · Histoire · Thème 1

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La Révolution et l'Empire, de la crise au sacre, on va tout t'expliquer.
En dix-sept cent quatre-vingt-neuf : Bastille et doléances,
Et le vingt-six août quatre-vingt-neuf, les droits de l'homme, c'est la France !
La République en quatre-vingt-douze, puis l'Empire et le Code civil,
Jusqu'à Waterloo, dix-huit cent quinze : la société qui change de fil !
Change de fil !
En l'an dix-sept cent quatre-vingt-neuf, écoute bien cette analyse :
Le déficit de l'État croît, le royaume est à sec, et c'est la crise.
La société d'ordres est injuste, regarde bien le constat :
Privilèges pour clergé et noblesse, quand l'impôt pèse sur le tiers état.
Pendant que les mauvaises récoltes affament, et que le pain coûte une fortune,
Donc les cahiers de doléances écrivent cette colère commune.
Le roi Louis Seize convoque, alors, les états généraux,
C'est le cinq mai dix-sept cent quatre-vingt-neuf, et on en attend du nouveau.
Le dix-sept juin, le tiers état se proclame Assemblée nationale,
Le vingt juin, serment du Jeu de paume : une constitution, comme signal !
Les députés jurent de rester, et David qui peindra la scène,
Le quatorze juillet, le peuple de Paris fera alors tomber ses chaînes :
La prise de la Bastille, forteresse et symbole,
L'arbitraire royal tombe, il perd son auréole.
Et l'Assemblée devient, grâce au peuple, légitime,
Il impose ses droits au prix de ses victimes.
En dix-sept cent quatre-vingt-neuf : Bastille et doléances,
Et le vingt-six août quatre-vingt-neuf, les droits de l'homme, c'est la France !
La République en quatre-vingt-douze, puis l'Empire et le Code civil,
Jusqu'à Waterloo, dix-huit cent quinze : la société qui change de fil !
Change de fil !
Dans les campagnes, la Grande Peur soulève les paysans,
Et la nuit du quatre août, l'Assemblée abolit d'un seul élan
Les privilèges et la féodalité : c'est l'Ancien Régime au tapis,
Le vingt-six août dix-sept cent quatre-vingt-neuf, un grand texte est écrit :
La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen adoptée
Grâce au peuple par l'intermédiaire des députés à l'Assemblée ;
Liberté, égalité, droits naturels : et la nation impose ses droits,
La souveraineté lui appartient, l'autorité n'émane plus du roi.
En dix-sept cent quatre-vingt-dix, on crée alors les départements,
Et la Constitution civile du clergé change tout l'encadrement.
La Constitution de dix-sept cent quatre-vingt-onze installe le décor :
Monarchie constitutionnelle, séparation des pouvoirs d'abord,
Le roi garde l'exécutif et un veto qui suspend les lois,
Mais le suffrage est censitaire : seuls les citoyens actifs font leur choix.
Et en juin dix-sept cent quatre-vingt-onze, le roi s'enfuit et le peuple est prompt
À le retrouver à Varennes, à cause d'un assignat, quelle honte !
La fuite de Louis Seize sonne comme une trahison,
Il est arrêté et la confiance part en fumée pour de bon.
Au mois d'avril dix-sept cent quatre-vingt-douze, à Paris la guerre est déclarée,
Et le dix août, la monarchie s'écroule : les sans-culottes aux Tuileries ont tout renversé.
Le roi est suspendu ; la victoire de Valmy, le vingt septembre, stoppe l'invasion,
Elle sauve la Révolution, mais ce n'est pas fini : écoute la leçon.
Le vingt et un septembre, royauté abolie, et la République proclamée,
Drapeau tricolore et Marseillaise : une nation souveraine est née.
Devant la Convention, au nom du peuple, le roi a son procès,
Le vingt et un janvier quatre-vingt-treize, Louis Seize guillotiné.
Puis la Terreur, quatre-vingt-treize et quatorze, installe alors la peur :
Le Comité de salut public, Robespierre et ses rigueurs,
Sa loi des suspects se met en place, on est acquitté ou on meurt.
La guerre de Vendée, les révoltes, et l'Europe est à nos frontières,
Et le neuf thermidor an deux, vingt-sept juillet, Robespierre tombe à terre.
Le Directoire gouverne de quatre-vingt-quinze à quatre-vingt-dix-neuf,
Mais un général revient d'Égypte, et le Directoire n'a plus rien de neuf.
En dix-sept cent quatre-vingt-neuf : Bastille et doléances,
Et le vingt-six août quatre-vingt-neuf, les droits de l'homme, c'est la France !
La République en quatre-vingt-douze, puis l'Empire et le Code civil,
Jusqu'à Waterloo, dix-huit cent quinze : la société qui change de fil !
Change de fil !
Le coup d'État du dix-huit brumaire an huit, pour nous : le neuf novembre,
Bonaparte au pouvoir comme consul provisoire, la République se démembre ;
Puis, fin quatre-vingt-dix-neuf, la Constitution de l'an huit le consacre :
Napoléon, Premier consul, tient le pouvoir, sans massacre.
C'est le Consulat qui réforme, écoute la liste des chantiers :
Les préfets et la Banque de France en dix-huit cent sont bien ancrés,
Le Concordat est signé en dix-huit cent un, les lycées en dix-huit cent deux,
La Légion d'honneur la même année : un État centralisé et rigoureux.
Les départements datent de dix-sept cent quatre-vingt-dix, et souviens-toi,
Le système métrique aussi vient de la Révolution, crois-moi.
Et le Code civil de dix-huit cent quatre : l'égalité civile dans la nation,
La propriété protégée, l'égalité devant la loi est sans exemption.
Le deux décembre dix-huit cent quatre, le sacre de Bonaparte,
Empereur des Français, Napoléon Premier : David peint cette vision.
Austerlitz en dix-huit cent cinq montre la force de la Grande Armée,
La campagne de Russie, en dix-huit cent douze, l'a brisée.
Le dix-huit juin quinze, c'est Waterloo, l'Empire est terminé,
Les coalisés triomphent, et l'Europe doit se recomposer.
En dix-sept cent quatre-vingt-neuf : Bastille et doléances,
Et le vingt-six août quatre-vingt-neuf, les droits de l'homme, c'est la France !
La République en quatre-vingt-douze, puis l'Empire et le Code civil,
Jusqu'à Waterloo, dix-huit cent quinze : la société qui change de fil !
Les guerres de la Révolution et de l'Empire diffusent l'égalité et le Code civil,
La fin de la féodalité, mais l'occupation éveille les nationalismes.
Une société révolutionnée : des citoyens égaux devant la loi,
Mais les femmes n'ont pas le droit de vote — Olympe de Gouges, quatre-vingt-onze, entends sa voix.
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